Santé

Ebola en RDC: les raisons des attaques de deux centres de transit à Butembo

En République démocratique du Congo, alors que l'épidémie d'Ebola a fait près de 500 morts et que de nouveaux cas suspects sont signalés, notamment dans la ville de Butembo, deux centres de transit pour les patients ont été attaqués en quelques jours par un groupe d'individus armés non identifié.

En République démocratique du Congo, alors que l'épidémie d'Ebola a fait près de 500 morts et que de nouveaux cas suspects sont signalés, notamment dans la ville de Butembo, deux centres de transit pour les patients ont été attaqués en quelques jours par un groupe d'individus armés non identifié.

Pour la société civile de Butembo, une partie de la population a toujours du mal à accepter l'existence de cette épidémie, notamment parce qu'elle a servi de prétexte à l'annulation des élections à Butembo, mais aussi à Beni.


Ce n'est sans doute pas un hasard, selon elle, si ces attaques ont eu lieu juste après le passage du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Mais ce n'est pas la seule raison. « Les groupes armés qui pullulent n’ont que profiter de cette crise de confiance qui existe déjà parce que, dès le départ, la coordination de la riposte n’avait pas fait intégrer la communauté locale dans la participation des actions qu’il font », affirme Ely Karuvusa, vice-président de la société civile de Butembo.


Résistances


Pour le maire de Butembo, ce n'est pas un problème de consultations. Tout le monde peut participer à la riposte contre Ebola, mais il reconnait des résistances et appelle la population à se désolidariser des fauteurs de troubles pour leur propre sécurité. « Ils proviennent de quelque part. Ils ne peuvent pas tomber du ciel pour se retrouver dans un centre de traitement Ebola. Ils viennent d’une maison, d’un village, d’une ville. Alors les voisins cohabitent avec eux et oublient qu’ils sont aussi exposés », soutient Sylvain Kanyamanda, le maire de la ville.


Le maire de la ville appelle aussi tous les leaders communautaires et politiques à intensifier la sensibilisation pour expliquer les risques à la population.


Jeudi soir, Médecins sans frontières (MSF) a annoncé suspendre ses activités médicales dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l’épidémie Ebola. MSF qui cogère le centre de Butembo a évacué le personnel de la zone pour garantir leur sécurité le temps qu’une analyse approfondie puisse être menée pour déterminer les risques à poursuivre la prise en charge médicale sur place.

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Val'eau Ambunga

ambunga@officiel.cd

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