Politique

LUALABA : APRÈS HUMAN RIGHTS WATCH, DES SOUS-TRAITANTS LOCAUX PRENNENT LE RELAI DE LA DIABOLISATION DE MUYEJ

En réalité il s'agit d'un débat des caniveaux. Depuis les années 90, années de la déliquescence de l'État, l'on a assisté à une montée en puissance des organisations non gouvernementales qui ont été investies par des bailleurs de fonds pour agir au nom et pour le compte des zaïrois de l'époque. Évidemment à cette époque de déni de légitimité chez les gouvernants, tout le monde est passé à la trappe en se laissant influencer par ces représentants autoproclamés de la société civile. Ces têtes de pont de groupes d'influence étrangers politiquement orientés ont été tellement auréolés par les puissants serveurs des médias globaux qu'ils n'arrivent plus vraiment à faire le deuil de la faillite de l'État sur laquelle ils prospéraient tels des croque-morts.

À vrai dire la plupart de ces ONG sont devenues totalement anachroniques depuis la légitimation des animateurs des institutions par les élections transparentes et pluralistes. Sans compter que la République Démocratique du Congo fonctionne depuis 13 ans comme n'importe quel État démocratique sur base d'une loi fondamentale qui consacre le pouvoir et le contre pouvoir. L'exécutif, le législatif et le judiciaire s'épient sous le regard du quatrième pouvoir dévolu à la presse, l'une des plus libres du Continent. 

La plupart des tenanciers des ONG qui ont compris cette nouvelle donne se sont carrément mués en acteurs politiques, contrairement aux plus faibles d'entre eux qui ont pris goût à siffonner les miettes qui continuent à pleuvoir du business humanitaire. 

Le travail de ces ONG consiste surtout maintenant à faire, consciemment ou non, le monitoring des spéculateurs en bourse qui croient encore pouvoir mettre sous coupe réglée les ressources naturelles du pays de Lumumba. 

L'on comprend alors aisément qu'ils aient mis dans leur collimateur la capitale mondiale du cobalt, le LWALABA, dont le leader souverainiste Richard MUYEJ Mangenz Manz semble ne pas être à leur goût. Ces nostalgiques de l'époque où les minerais du LWALABA ne valaient pas un penny ont récemment mis au point une batterie de légendes d'infamie pour venir à bout de leur souffre-douleur et gouverneur dela province du LWALABA, coupable à leurs yeux de vouloir à tout prix faire des minerais de sa province le moteur de son développement et de la diversification de son économie. Aussi Human Rights Watch (HRW) avait-elle attribué à MUYEJ une imaginaire fortune de 6 milliards de dollars dans un communiqué au vitriol rendu public le 22 juin dernier. Il fallait donc s'attendre à ce que les nègres de service locaux continuent le travail de sape décidé en haut lieu. 

C'est exactement à cette entreprise de diabolisation que veulent participer les ONGs African Ressources Watch  (AFREWATCH) - appréciez la ressemblance avec Human Rights Watch  (HRW)- , Pain Pour le Prochain  (PPP) et Action De Carême  (ADC) qui sont sortis du bois avec une inqualifiable outrecuidance en fustigeant une supposée opacité dans la gestion par le gouvernement provincial de deux millions de dollars américains sollicités par ce dernier pour aménager des zones d'exploitation minière artisanale  (ZEAs) au profit des creuseurs artisanaux. Surfant sur l'émotion du moment, les trois gaillards qui se cachent derrière ces trois ONGS aux dénominations ronflantes, accusent déjà pince sans rire Richard MUYEJ d'être coupable des morts déplorées dernièrement parmi les creuseurs artisanaux clandestins, faute d'avoir fait main basse sur les fameux 2 millions de dollars...

La stratégie de ces vendeurs d'illusions réquisitionnés pour le lynchage politique du bâtisseur de la Province du LWALABA est bien connue. Elle consiste surtout à faire passer Richard MUYEJ pour le problème là même où il s'avise à trouver des solutions à long terme aux difficultés qui assaillent ses administrés depuis des lustres. 

En effet le désastre des creuseurs artisanaux ensevelis par des éboulements de terrains à la recherche du pain quotidien ainsi que la contrebande minière qui favorise ces tragédies nécessitaient une gestion à long terme appropriée. Pour mettre un terme à cette calamité endémique, le gouvernement provincial du LWALABA avait sollicité et obtenu de la Sicomines 2 millions de dollars aux fins de l'aménagement de  13 sites devant servir de zones d'exploitation minière artisanale aux creuseurs. Une façon parmi tant d'autres de mettre un terme à l'incivisme des jeunes qui s'infiltrent dans des concessions minières à extraction industrielle, et dont l'attitude confine au suicide. Mais comme tous travaux d'aménagement de sites, il faut un minimum de temps avant leur finalisation. Et MUYEJ de préciser :" ce n'est qu'une de la solution". Car en même temps, le gouvernement provincial du LWALABA est entrain de construire un gigantesque centre de commercialisation des produits miniers issus de l'exploitation artisanale dénommé NÉGOCE. Ce sera le seul site de transaction des produits issus de l'exploitation artisanale. Tous les autres comptoirs pirates qui alimentent la contrebande seront détruits. L'enjeu des 13 ZEAs  et de NÉGOCE, du point de vue du gouvernement provincial, est de rendre opérationnelle "une formule susceptible de sécuriser la production et la commercialisation des produits issus de l'exploitation artisanale pour le plus grand bonheur des creuseurs dont la rentabilité du travail se trouvera décuplée dans un contexte de diminution drastique d'accidents de travail". Qui dit mieux ? Toutefois la patience reste de mise avant de goûter aux délices de ce dispositif. L'ensemble de ces travaux ne prendront que six mois, renseigne le maître d'ouvrage. 

En tout état des causes le suivi de tous ces travaux ainsi que de leur financement est assuré par les seuls représentants valables de la population du LWALABA qui se trouvent être en l'occurrence les députés provinciaux du LWALABA. La malice consistant à s'improviser redresseur de torts sous la bannière d'une ONG relève d'une témérité triviale. Sauf à nous dire de qui on a reçu mandat lorsqu'on est propriétaire d'une ONG ? Ceux qui ont reçu mandat du peuple pour contrôler l'exécutif provincial du LWALABA sont connus et font jusque-là leur travail à la satisfaction générale de leurs électeurs à qui ils rendent régulièrement compte. Pour les apprentis sorciers et maîtres chanteurs des ONGs, on connaît les joueurs et le jeu. Un coup d'épée dans l'eau !

JBD

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