Politique

Élection du Gouverneur au Sankuru : Kabila-Mende la loyauté réciproque ?

Il était dans le dernier carré rempart du régime Kabila, l'homme qui recevait toutes les flèches, pierres, insultes et autre actes haineux de ceux qui voulaient voir Kabila partir à tout prix. Lambert Mende Omalanga, pour ne pas le citer, porte à ce jour les cicatrices comme personne, de son combat nationaliste aux cotés de Joseph Kabila. Il avait mis son énergie, ses talents et une détermination inédite au service d'un homme, d'un régime ; un engagement qui l'avait placé en première ligne de front comme un commandant de troupe alors qu'il était loin d'être le bénéficiaire des dividendes du régime.

Au Gouvernement, dans son rôle de porte-parole, à l'unanimité tout le monde reconnaît que c'est grâce à lui et surtout à sa loyauté envers Joseph Kabila que le régime a tenue jusqu'à la passation civilisée de pouvoir le 23 janvier entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, une passation qu'il avait annoncée trois ans plutôt, ce qui lui avait d'ailleurs valu des insultes de certains dans sa famille politique, Jamais là où l'argent se partageait, jamais sur la liste de ceux qui devaient monter en grade, Lambert Mende, en fidèle lieutenant, ne baissait jamais en ardeur pour défendre Joseph Kabila, le régime et la République contre tous les actes de prédation des impérialistes qui croyaient tout se permettre sur le Congo de Lumumba et de Laurent Désiré Kabila. 

D'où le surnom de Tshaku National venu du Feu Dr Etienne Tshisekedi. Même quand il était combattu ouvertement par ceux là qui bénéficiaient, en bourgeois compradore, du régime kabila pour lequel Mende n'était vu qu'en soldat, cet homme exceptionnel restait égal à lui-même, fidèle à Kabila et à l'idéal qui le guidait à savoir, faire respecter le Congo au près des Néocolonialistes. Meilleur élu du Sankuru avec plus de 55 milles voix et cinquième de la République, le seul à avoir fait élire massivement Emmanuel shadary dans une circonscription, la candidature de Mende comme Gouverneur n'a jamais posé un problème à la population du sankuru qui l'avait massivement élu comme député.

Les réalisations dans le Sankuru, Lambert Mende en a légion comme l'avait si bien présenté notre consœur d'Heshima Magazine dans son article : «  Lambert Mende, au-delà du verbe ». Nationaliste et Ministre discipliné, Mende Omalanga n' a pas hésité à descendre dans l'arène pour défendre celui qui venait de déboulonner leur régime, le Président Félix Tshisekedi, seul face aux attaques d'une certaine communauté internationale contestant son élection à la magistrature suprême. Une défense qui a valu à l'autorité morale de la CCU une grande admiration des cadres et militants de l'UDPS qui ont fini par se rendre compte que Lambert Mende, au-délà de défendre un homme comme il le faisait avec Kabila, c'est plutôt la République, ses institutions et sa souveraineté qu'il aime défendre.

Les pièces sont claires, la cour d'appel du Sankuru décide de bloquer la candidature de Mukumadi l'autre seul candidat qui était encore en lisse avec Lambert Mende.  Une décision de la cour qui lève le voile du tout sauf Mende qui couvait auprès des apparatchik telela et autres anti-Mende de la machine FCC, sous le regard de son autorité morale. Les apparatchik tetela du FCC organisent la résistance à la candidature de Mende en ouvrant la brèche qui verra même le clan Katumbi s'engouffrer à travers ses hommes des mains aux élections du sankuru avec certains réseaux belges qui n'ont jamais pardonné à Mende son soutien indéfectible à Joseph Kabila. Le PPRD avec à la tête le numéro un d'entre eux au Sankuru, Leonard she okitundu ne se voile plus la face : « Lambert Mende candidat du FCC ne sera pas élu par les députés PPRD », déclare à qui veut l'entendre un proche de l'ancien vice-premier Ministre des affaires étrangères.

Pour plusieurs observateurs, l'activisme de Léonard she Okitundu , un très proche collaborateur de l'autorité morale du FCC Joseph Kabila, fait tomber le masque sur le contour de l'affaire Mukumadi dont la nationalité française est confirmée par la mairie de Lille en France. Les différentes séquences des péripéties des élections du gouverneur du Sankuru laissent voir un règlement des comptes entre alliés du hier.  Et le silence de l'autorité morale du FCC en dit long

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