Politique

Perchoir du Sénat : Au-delà des clichés, ATM le profil idéal

Dernier Ministre de la justice de Joseph Kabila, Ministre des affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, Sénateur, ancien député, plusieurs fois Ministre, mandataire et Avocat dont la réputation de sa rigueur est reconnue même au niveau international. Ce malabar est aujourd’hui le candidat du Front commun pour le Congo « FCC » au perchoir de la chambre haute du parlement avec comme challenger Bahati Lukwebo, Président de l’AFDC-A et dissident du FCC. Nommé ministre en charge des affaires étrangères sous Joseph Kabila, ministère régalien par excellence, institution centrale dans la gestion des relations extérieures conformément au droit international, et à la répartition des compétences en droit national Alexis Thambwe Mwamba n’avait ménagé aucun effort pour remettre ledit Ministère au service de la RDC.

C’est au ministère des affaires étrangères que revient la responsabilité de présenter les instruments de ratification de tous les engagements internationaux signés par le gouvernement. Les options fondamentales de la diplomatie, telles que levées par le Président Joseph Kabila au cours de la législature 2006-2011, portaient sur une diplomatie de paix et de développement. Une diplomatie au service de la paix, de la stabilité et de la coexistence pacifique avec les Etats du monde libre, et principalement les 9 pays voisins à la RDC. 

Une diplomatie de développement qui participerait aux efforts de reconstruction de l’Etat et de son redressement économique, en appui au programme des cinq chantiers de la République, programme pour lequel l’ancien Président de la République Joseph Kabila a été élu en 2006. « La République se devait de retrouver la confiance des partenaires, qu’il s’agisse des Etats, des organisations internationales et des acteurs étatiques a déclaré Alexis Tambwe Mwamba dans son rapport général de la 11ème conférence diplomatique en décembre 2012 à Kinshasa » une déclaration qui a confirmé son action à poser au côté du Président Kabila le fondement d’un Congo nouveau. Cette quête du renouveau diplomatique de la RDC a amené le Ministre Tambwe à jeter un regard rétrospectif sur la marche de la diplomatie congolaise afin de mener une analyse critique pour sa relance. Dresser un état des lieux non complaisant sur l’outil diplomatique et son déploiement en Afrique et dans le reste du monde, d’une part, et sur la qualité de ses animateurs, d’autre part.

Les Retombées de la diplomatie active de ATM

La mission du Ministre consistait pour une République démocratique du Congo qui venait d’éviter une balkanisation grâce à l’engagement de Joseph Kabila, a assuré l’animation et le suivi de la politique étrangère de la RDC et de sa diplomatie. « La préoccupation de la RDC étant de se déterminer dans un cadre géopolitique mondial dans lequel s’inscrirait sa diplomatie, au regard des réalités régionales déployées dans un passé récent » il a déclaré dans son rapport général de la 11ème conférence diplomatique à Kinshasa avant de poursuivre « La RDC ambitionne de jouer son rôle central de leader régional et continental en construisant sa stratégie diplomatique globale et mondiale sur sa capacité d’intégrer les attentes africaines, les nécessités régionales dans sa stratégie de construction de sa puissance nationale. Pour Alexis Thambwe le retour de la confiance des partenaires étatiques et non-étatiques ainsi que des organisations internationales s’avérait indispensable. La RDC se devait d’être à nouveau fréquentable. Or, à la prise de ses fonctions, la République était sous sanctions au sein de plusieurs organisations pour défaut de paiement de ses contributions, Alexis Thambwe Mwamba actionnera les mécanisme des arriérés du Congo au sein de différentes organisations qui permis à notre pays de retrouver sa parole dans le cercle des Nations. Avec cette diplomatie active, les résultats n’ont pas tardé, la RDC a abrité le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, dont elle assurera la présidence de 2007-2009, et de la SADC qu’elle assurera de 2009-2010. Dans ses différents voyages diplomatiques notamment en Inde, Alexis Tambwe obtiendra l’octroi d’une ligne de 263 millions de dollars américains en faveur de la RDC.

Quelques réalisations lors du passage d’Alexis Tambwe Mwamba à la SOMINKI


Par son initiative, il a convaincu les actionnaires pour réunir dans un grand ensemble minier et industriel plusieurs petites sociétés minières du Kivu à savoir à l’exemple de Cobelmin, MGL, Kivumines, Symetain etc… des Sociétés qui étaient en perte à la suite de la baisse des matières premières pour pouvoir créer la SOMINKI actuelle. A son départ de la société, plus de 10 mille travailleurs étaient au service de cette entreprise qui était florissante. Les actionnaires de la société satisfaits de son management lui avaient dès le départ, donné un statut exactement comparable à des dirigeants européens.

OFIDA

Office qui était en veilleuse, bien avant son arrivée, malgré les tentatives de gestion par aussi bien des expatriés belges et français que des congolais dont les noms sont bien connus.

Lorsqu’il est arrivé à la tête de cet office, il a combattu la fraude avec acharnement, mettant au pas y compris les membres de la famille présidentielle. Les recettes qui ne dépassaient pas 15 millions de dollars par mois, sont allées largement au-delà de 30 millions de dollars par mois. L’OFIDA est devenu un des premiers pourvoyeurs remplaçant ainsi la GECAMINES.

Il a été le premier à engager un lot des jeunes universitaires à l’OFIDA alors qu’il n’avait trouvé que deux universitaires. Il a modernisé un vieux bâtiment qui était en ruine pour en faire le siège de l’Office car ce dernier n’avait pas de siège quand il est arrivé.

Tout afficher

Laisser votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Articles Relatifs