Politique

COHEN contre le choix THAMBWE : la position qui réconforte le choix kabila

Combien y a-t-il des Congolais ou des Africains en général qui peuvent oser influencer l'issue d'une élection au pays de l'oncle Sam? En tout cas ceux qui pourraient être tentés de le faire ne peuvent nullement envier le sort des diplomates russes expulsés sans ménagement du territoire américain pour des faits supposés de collusion avec l'équipe de campagne du Président Donald Trump. Ce dernier, malgré un bilan économique reluisant, ne sera jamais pardonné par l'opinion publique américaine simplement pour avoir été soupçonné de requérir le soutien de la Russie à sa campagne électorale.

Aux dernières élections européennes, l'on a vu des dirigeants européens vent debout contre Steve Banon, ancien conseiller du Président Trump, accusé d'ingérence pour avoir prêté ses services en marketing politique aux populistes de l'extrême droite européenne. 

Une élection est par définition le moment par excellence à travers lequel un peuple est appelé à user de sa souveraineté en tant que souverain primaire, surtout lorsqu'il s'agit de choisir les personnes qui doivent présider à ses destinées. En effet sur le plan international, les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts à défendre. Or les intérêts nationaux sont d'ores et déjà naturellement en conflit les uns contre les autres. D'où la méfiance que chaque nation est en droit d'entretenir contre des milieux d'influence étrangers qui essaient d'entraîner le suffrage populaire dans le sens des intérêts contraires à ceux des électeurs. 

LA RDC UN BIEN SANS MAÎTRE ?

Si partout au monde les États sont jaloux de l'intangibilité de leurs processus électoraux, il y va autrement de la République Démocratique du Congo, symbole de la convoitise de tous ceux qui n'ont jamais fait le deuil de la décolonisation du Continent noir. 

Ainsi en prévision des dernières élections présidentielles, l'on a vu la "communauté internationale " harceler le plus officiellement du monde des hommes politiques congolais par le truchement de la Fondation Koffi Anan sous les ordres de Alan Doss, un ancien représentant du Secrétaire Général des Nations Unies au pays de Lumumba. Ces pressions internationales s'étaient traduites par le choix d'un camp politique pour conduire le ticket de l'opposition radicale sous le label Lamuka. 

Candidat de Lamuka, Martin Fayulu n'a pu décrocher le top job malgré le soutien de la redoutable machine de manipulation des masses populaires constituée des médias globaux, des mouvements citoyens et autres ONG grassement financés et d'une Église catholique non encore émancipée du triptyque colonial " Église catholique - Sociétés à charte - Administration coloniale".

C'est donc une "communauté internationale" inconsolable qui a assisté impuissante à l'accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême qui s'offre désormais un nouveau rôle : séparer le vainqueur de l'élection présidentielle du vainqueur des législatives. Un air du déjà entendu avec la fameuse devise "diviser pour mieux régner" qui a causé tant des dommages parmi les africains obligés de se rentrer dedans et de perdre de vue l'essentiel.

COHEN TÉNOR DU PATERNALISME OCCIDENTAL SURANNÉ 

Ancien Secrétaire d'État américain converti en lobbyiste des pilleurs étrangers des ressources naturelles de la RDC, Herman Cohen ne jure que par la division des Congolais pour permettre à une certaine tutelle internationale de remettre le grappin sur le Congo. D'où son obsession à obtenir la scission de la coalition FCC-CACH déterminée à n'être guidée avant tout que par les intérêts vitaux des Congolaises et Congolais. 

L'on comprend alors que le même Herman Cohen puisse se fendre des tweets incendiaires pour vouer aux gémonies le Candidat du FCC à la présidence du Sénat. 

Cependant le nonagénaire américain à la retraite se trompe certainement et d'époque et de la nature de cette élection au second degré. 

En d'autre termes, la sortie hasardeuse de Herman Cohen sur l'élection des membres du bureau du Sénat va certainement produire l'effet contraire à ses attentes. Humiliés de se voir traités par Herman Cohen comme des valets du néocolonialisme décadent, les Sénateurs vont se mobiliser pour donner une bonne leçon à tous ceux à travers le monde qui continuent à miser sur l'inconséquence de la classe politique congolaise pour faire prospérer leurs petits plans d'aliénation politique de la République Démocratique du Congo. Le Congo d'aujourd'hui est enfin totalement entre les mains de ses enfants qui, pour rien au monde, n'accepteront que l'histoire se reproduise par leur faute. En tout état des causes, l'oiseau de mauvaise augure américain vient d'indiquer aux sénateurs congolais, si besoin en était encore, la direction à ne jamais suivre. 


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